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Fête de la vie consacrée : réveiller le monde !

La communauté des frères des Écoles Chrétiennes, à Argonay, recevait la paroisse Saint-Marc en cette fête de la Présentation de Jésus au Temple, pour un temps de prière et de partage fraternel et convivial. Le doyen du secteur, le père Jean-Claude Sancey a pour l' occasion, concélébré la messe de ce jour de fête : " En faisant coïncider la fête de la présentation de Jésus au Temple, fête de la lumière et de la vie consacrée, Jean-Paul II a donné un signe très parlant. En effet ceux et celles qui ont été appelés à vivre la vie consacrée dans la vie religieuse, dans un institut séculier ou de vie apostolique ne témoignent-ils pas par leur vocation de cette lumière qui éclaire toute vie, le Christ Jésus ? ...

... Nous sommes là pour rendre grâce au Seigneur pour l’offrande qu’il a faite de sa vie au Père et à l’humanité et pour ce don qui a été fait à notre Église de la vie consacrée lumière pour la vie de nos communautés appelées à vivre la radicalité évangélique : celle-ci n’est pas l’apanage des religieux elle est demandée à tous. Mais les consacrés suivent le Seigneur de façon spéciale pour, comme dit notre pape : « réveiller le monde ».

Les conseils évangéliques que le Christ nous a donné ne sont pas des " à côté" mais sont l’expression de son acte d’offrande, de sa vie intérieure donnée au Père et à nous tous à qui Il a voulu être semblable.(Hb) 

Syméon et Anne ont perçu dans la fragilité d’un enfant celui qu’ils attendaient : le Messie. Par là ils nous montrent en tant qu’ainés dans la foi, que le grand âge loin d’être un naufrage peut être vécu dans l’espérance et dans la joie. La vie consacrée nous a été donnée pour être appel à la radicalité de l’Évangile, entrevue par Syméon : « Il sera un signe de contradiction et toi, ton âme sera traversée d’un glaive. »

« Radicalité »: ce mot peut nous faire peur car on pense aux extrémistes de tout bord. Pourtant il a un sens très positif : Il nous renvoie à la personne de Jésus Christ, aux racines de notre foi.

Aujourd’hui on constate que beaucoup de

demandes ne sont pas en lien avec le Christ, ni avec la communauté et que Dieu est relégué à la dernière place : comme disait un enfant : « Je n’ai pas de créneau pour le caté ! » Revenir à la personne du Christ nous aide à reprendre avec enthousiasme le chemin du disciple et de l’apôtre qui sort, comme Lui, à la rencontre, pour une pastorale missionnaire.

Dans un monde qui idolâtre l’argent, le sexe, le chacun pour soi le choix de la pauvreté nous met en communion avec Jésus qui s’est fait pauvre et nous rappelle que la véritable joie, la plénitude de la vie ne se trouve pas dans la satisfaction de tous les besoins matériels mais dans une vie offerte par amour du Christ et des pauvres.

Aujourd’hui nous avons à découvrir les diverses formes de pauvreté pour en analyser les causes et découvrir les actions à mener. Mais la plus grande pauvreté n’est-elle pas l’indifférence, la méconnaissance de Jésus-Christ ? La pauvreté choisie nous rend objectivement proches de ceux qui n’ont pas choisi la pauvreté, qui peuvent être écrasés par elle et penser que gagner beaucoup d’argent est le grand but de la vie.

2015 02 02 vie consacree st marc (7)web.jpgL’obéissance nous met en communion avec Jésus qui est devenu « signe de contradiction ». Il n’a pas recherché la mort mais parce qu’il ne voulait ni fuir, ni renier l’annonce de la miséricorde de Dieu et la dénonciation de l’hypocrisie Il a été conduit à la croix. Où l’Esprit veut-il conduire son Eglise aujourd’hui ? Cela nous demande tout un travail avec d’autres pour discerner les chemins nouveaux. L’obéissance évangélique nous rend aussi objectivement solidaires de ceux qui n’ont rien à dire, des « sans voix » de notre société. 

Le célibat et la chasteté nous met en communion avec le Christ célibataire et chaste qui est resté disponible pour tous ceux qu’il croisait sur sa route en particulier les pauvres, les exclus, les malades, les pécheurs.

Chacun avait une place dans son cœur. La chasteté dans le célibat est un chemin de liberté pour aimer et cela de manière gratuite, désintéressée et sans frontières. Beaucoup dans notre société n’ont pas choisi le célibat ou se retrouvent seuls après bien des

 blessures. Vivre la chasteté dans le célibat nous rend objectivement solidaires de ceux qui n’ont pas choisi cette situation. Que cette fête nous aide à témoigner de notre joie de croire et de suivre Jésus-Christ comme l’ont si bien fait Siméon et Anne.

Père Jean-Claude Sancey,
Homélie du lundi 2 février 2015 : Lc 2, 22-40

 Les frères des écoles chrétiennes ?

Les frères des écoles chrétiennes (ou lasalliens) forment un institut religieux laïc de vie consacrée, de droit pontifical, fondé à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle, et voué à l'enseignement et à la formation des jeunes, en particulier des plus défavorisés.

Les Frères ne sont pas prêtres. Aux vœux traditionnels de pauvreté, chasteté, obéissance, les frères ajoutent une consécration totale de leur personne à la Sainte Trinité qui conduit à un engagement de stabilité dans la société pour tenir ensemble et par association les écoles gratuites ou faire dans ladite société ce à quoi ils seront employés soit par leurs supérieurs, soit par le corps de la société.

 

Frère Nicolas Capelle, Visiteur Provincial de France de 2006 à 2010, exprime ainsi la mission et la vocation des Frères des Écoles Chrétiennes.

Frères, nous avons fait la double expérience de l’appel : celui de jeunes tendus vers la vie, celui du Dieu de l’Alliance qui est le Dieu des vivants.

Aujourd’hui, notre Communauté de Frères des Écoles Chrétiennes veut partager sa vocation vécue trois siècles durant. Elle s’ouvre à de jeunes hommes dont le cœur se laisse aussi pénétrer par ces mêmes vents de grand large. À eux, les portes de nos communautés sont ouvertes : pour qu’ils cheminent avec nous, prenant patiemment le temps nécessaire au discernement et à l’expression de leur totale liberté ; pour qu’ils s’engagent à nos côtés et partagent nos vies pauvrement livrées ;
pour qu’ils apportent leur désir de vie, leurs forces neuves et leurs compétences, quelles qu’elles soient : éducateurs, enseignants, manageurs, hommes de droit, médecins des âmes et des corps, informaticiens, artistes, architectes, communicants, scientifiques, techniciens, entrepreneurs…

En mettant ensemble nos différences et nos richesses, nous voulons découvrir d’autres façons plus ajustées et plus souples de rejoindre les enfants et les jeunes, afin de leur ouvrir les champs de la connaissance et de la culture ; leur donnant ainsi de nouveaux moyens d’insertion sociale et professionnelle ; empruntant aussi avec eux les chemins actuels de la spiritualité et de l’engagement évangélique.
Poussée par l’Esprit, notre Communauté de Frères des Écoles Chrétiennes appelle pour un service éducatif adapté aux temps nouveaux et aux nécessités de nos sociétés et de l’Église, qui est le Corps du Christ qui nous envoie ensemble.
 

Plus d'information : lasallefrance.fr/-Les-Freres-des-Ecoles-Chretiennes-