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Adoration

Ostensoir

Un face-à-face pour un cœur-à-cœur! Chaque jeudi de 20h à 21h à la Basilique !
Venez avec nous adorer le Seigneur tous les jeudis de 20h à 21h en la Basilique Saint François de Sales !

Un développement du culte eucharistique au cours des siècles

L’idée de « garder Jésus en dehors de la messe » s’est instituée par le fait de conserver le corps du Seigneur afin de pouvoir faire communier les malades et les mourants.

Egalement, en période de persécution, les fidèles emportaient chez eux le corps eucharistique de Jésus afin de communier au moment de leur arrestation.

De plus, nous vivons déjà, au cours de la messe, une « mini-exposition » de Jésus au moment de l’élévation. Cela répond au désir du fidèle de « voir » Dieu.

Il est émouvant pour moi de voir comment, partout dans l’Eglise, la joie de l’adoration eucharistique est en train de se réveiller, et que ses fruits se manifestent. 
Benoît XVI

Un prolongement de l’Incarnation

L’adoration eucharistique part du fait que Jésus Lui-même a été vu et contemplé avant même d’instituer l’eucharistie.

Elle est dans le prolongement direct de l’Incarnation. Le cœur-à-cœur passe d’abord par un corps-à-corps comme la femme hémorroïsse qui touche Jésus par sa foi en touchant son manteau.

Un prolongement de la messe donc une forme d’évangélisation

Les premiers adorateurs sont aussi les premiers évangélisateurs : les petits bergers de Bethléem. Après avoir adoré l’Enfant à la Crèche, leur éblouissement est tellement contagieux que tous les habitants de leur village ont dû se précipiter pour aller adorer Jésus.

« Pour évangéliser le monde, il faut des apôtres experts en célébration, en adoration et en contemplation de l’eucharistie » disait Saint Jean-Paul II.

L’adoration eucharistique est telle une cure de lumière : plus je contemple le Seigneur, plus je deviens lumineux. Nous sommes devant l’eucharistie comme Moïse devant le buisson ardent. Ensuite, le Seigneur nous envoie partager le feu de son Amour dans tous les endroits où Il n’est pas connu, dans tous les lieux où l’on meurt de froid.

Qu’est-ce qui sauvera le monde ? Ma réponse est : la prière. Il faut que chaque paroisse se tienne au pied de Jésus dans le Saint-Sacrement dans des heures d’adoration.
Bse Mère Teresa

Une anticipation du ciel

L’adoration au sens large n’est rien d’autre que l’attitude de la personne humaine devant son Dieu, son Créateur.

Il s’agit en réalité d’offrir à Dieu notre temps, de « perdre » notre temps pour Lui avec la certitude, en reprenant les mots de Mère Teresa, que « ce temps passé avec Jésus au Saint-Sacrement est le meilleur temps que nous puissions passer sur terre. »

Adorer Jésus, contempler le Seigneur ressuscité, n’est-ce pas ce que nous ferons au ciel pour l’éternité ?

L’exposition eucharistique est nécessaire pour sauver la société. La société se meurt parce qu’elle n’a plus de centre de vérité et de charité. Chacun s’isole, veut se suffire. Mais la société renaîtra, pleine de vigueur, quand tous ses membres viendra se joindre autour de notre Emmanuel.
St Pierre-Julien Eymard

Certains diront « Pourquoi adorer l’eucharistie ? Dieu est présent en nous ! Je peux très bien le prier n’importe où… »

C’est vrai ! Mais pouvoir prier une heure chez soi sans rien faire d’autre que de contempler Dieu Trinité qui demeure en son cœur, ce n’est pas facile ! Cela s’appelle l’oraison : c’est un cœur-à-cœur avec Dieu qui demande une vraie formation spirituelle, une assiduité et une grande pureté du cœur. L’adoration, c’est le face-à-face qui nous aide à vivre ce cœur-à-cœur. C’est pour cela que la présence objective de Jésus dans le Saint-Sacrement est un moyen sublime qui nous aide à nous décentrer de nous-mêmes. Nous ne sommes pas de purs esprits ! Dieu lui-même s’est incarné ! Il nous faut du concret et les anciens le savaient bien. Ils racontent d’ailleurs souvent avec émotion leur joie d’avoir pu adorer le Saint-Sacrement lors des belles processions de la Fête-Dieu où l’on jetait des fleurs.

Il est très bien de prier devant un beau paysage : on appelle cela la grâce de la louange. Mais ce n’est pas la nature qui nous a sauvés : c’est Jésus mort et ressuscité !

Abbé Alain Curral