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Paroisse Notre-Dame des Hermones Paroisse Notre-Dame des Hermones

Rencontre au sommet

Les enfants de CM2 de la paroisse Notre-Dame des Hermones (Allinges) sont allés à la rencontre des chanoines du Grand Saint-Bernard en ce week-end de juin.

Accompagnés par leurs animateurs de caté et des parents, les jeunes chablaisiens ont découvert les dures conditions de vie à 2500 m d’altitude, dans le froid et la neige, qui bloque la route d’octobre à début juin. Ils ont pris conscience de l’importance qu’a eu l’hospice du Grand Saint-Bernard, dans le passé, suite à l’intuition de saint Bernard et au courage de ces premiers chanoines qui ont construit et entretenu ce refuge, portant secours aux voyageurs qui tentaient de traverser ce col au péril de leur vie.

 Ici le Christ est adoré et nourri


Aujourd’hui l’hospice garde sa vocation à l’accueil et ouvre largement ses portes aux randonneurs, aux amis de la nature et à tous ceux qui en franchissent le seuil. La devise de saint Bernard : « Ici le Christ est adoré et nourri » s’applique à chacun quelle que soit son origine.
Le groupe a été reçu par Anne-Marie, une savoyarde originaire de Samoens. Elle a raconté aux enfants, comment, alors qu’elle était venue faire une randonnée au col, elle a longtemps hésité à passer la porte de l’hospice avant de se décider à rentrer. C’était pour ne plus repartir car elle a trouvé dans ce lieu sa vocation, et est devenue sœur chanoine. Les enfants ont pu participer aux vêpres dans la crypte, avec son plafond illuminé  sur le modèle de la voie lactée, et à la messe dominicale dans la belle chapelle baroque.

L’espace d’un week-end, ils ont remis les combinaisons de ski pour glisser sur les névés. Plusieurs balades les ont emmenés côté italien où un panorama prodigieux sur les sommets du Val d’Aoste s’offre au regard. Une petite marche de nuit avec les frontales, des chamalows grillés au feu de bois, la visite du chenil et du musée, une veillée animée par les jeunes et les parents étaient aussi au programme. L’heure du retour est venue trop vite pour certains qui auraient bien prolongé leur séjour. Nous espérons que les enfants garderont le souvenir heureux de la chaleur du refuge et de l’accueil bienveillant des chanoines, qui contrastent avec le caractère austère et grandiose de ce paysage de haute montagne. 

Elisabeth Bénichou