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La NUIT des ÉGLISES aux VILLARDS-sur-THÔNES

Séverine, nous a fait revivre l’historique de cette jolie église des Villard-sur-Thônes.

Les habitants des Villards, jusque vers la fin du XVIIème siècle, devaient se rendre à l’église de Thônes pour remplir leurs devoirs religieux et couvrir à pied une distance de 4 à 8 Km, par des chemins souvent ravinés par les pluies ou couverts de neige l’hiver, on peut comprendre leur grand désir d’avoir leur curé.

Ce fut tout d’abord une chapelle à la fin du XVIème siècle, bâtie sous le vocable de saint Laurent, patron de Rome, sous l’impulsion et aux frais des Villardins expatriés dans la ville éternelle.

A la suite d’une requête, Monseigneur Jean d’Arenthon d’Alex établit un 5ème vicaire pour desservir la chapelle saint Laurent mais avec obligation pour les communiers des Villards de se rendre à l’église paroissiale de Thônes pour les messe de Pâques, Pentecôte et de Saint Jean Baptiste, les mariages, baptêmes, sépultures ; de subvenir aux besoins du vicaire et à l’entretien de la chapelle. La séparation ne sera définitive qu’après plusieurs procès. Les Villards deviennent une paroisse à part entière en 1695.

En 1752 trois cloches viennent embellir l’église.

Actuellement l’église recèle de beaux témoignages du passé :

le tabernacle baroque de la première chapelle saint Laurent, la cuve baptismale provenant de la première chapelle entièrement retaillée avec beaucoup de soin par Jean Neveux ;

 

le bénitier du XVIIème siècle ; la cuve en granit dans laquelle les paroissiens apportaient l’huile pour la lampe du tabernacle ; l’ambon, la table de communion ; les lustres en cristaux de verre offerts par les Villardins résidant à Paris en 1846;  un magnifique tableau représentant le martyr du diacre saint Laurent ; deux statues en bois doré de chaque côté de l’autel qui représentent les diacres saint Laurent et saint Étienne. Des statues en bois doré de La Vierge Marie et saint Joseph ; un chemin de croix offert en 1846  par 3 cousins de la famille Genans-Boiteux ;

13 magnifiques vitraux en dalle de verre  qui éclairent abondamment l’église on été offerts par Marie Mermillod-Anselme du Crêt et mademoiselle Foisset pour remplacer ceux posés provisoirement après le bombardement de 1944. 

 

 

Les orgues  chef d’œuvre récent d’amateurs mélomanes. Louis Mermillod-Grossemain fut le maître d’œuvre aidé par Abel Sylvestre. Il est construit en bois du pays, sauf l’ébène ayant servi à faire les touches noires du clavier.

 

Merci à toute l’équipe qui s’est mobilisée ce soir du 2 juillet pour nous faire admirer tous ces trésors.