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Paroisse Saint-Pierre-Favre Paroisse Saint-Pierre-Favre

Le Père Jean-Louis TINDANO est venu nous accompagner tout au long de l'été.

Le père ARNET, notre curé, organise des camps de jeunes pour les CM1, CM2; puis les 6èmes, 5èmes et enfin pour les 4èmes jusqu'à la terminale qui ont un grand succès. Chaque année un prêtre du Burkina Faso vient le remplacer et l'aider à répondre aux besoins de notre paroisse. Cette année c'est le père Jean-Louis TINDANO qui est venu. il a bien voulu m'expliquer son parcours et sa vie en Afrique.

Cet été, nous avons la chance d’être accompagnés par le père Jean-Louis TINDANO du Burkina Faso où il est enseignant en première année dans un grand séminaire, année importante pour tester la réalité de la vocation.

Son parcours est surprenant, il est le 7ème d’une fratrie de 9 enfants dont les parents sont agriculteurs et catéchistes dans un village de 1200 habitants, BOUKARGOU, où l’habitat est très dispersé. Au centre il y a l’église et l’école et le dispensaire.

Lorsque ses frères et sœurs ainés sont nés, l’école était à 41 km, ce qui ne leur a pas permis d’être instruits. Seuls les 4 derniers enfants ont bénéficié de l’école (payante) après  la construction d’une école dans le village en 1983-1984. Le frère avant lui est infirmier, celui qui lui succède est animateur à la télé pour les langues locales et la plus jeune termine ses études d’infirmière.

Jean-Louis est allé à l’école primaire de 1984 à 1990 ; puis de 1990à 1998 au petit séminaire de 1998 à 2005 au grand séminaire ; puis il a été 7 ans en paroisse et aumônier des jeunes. Il a repris des études et maintenant il enseigne la Bible au séminaire.

la chapelle du séminaire

Le village n’a pas l’eau courante, ni l’électricité. Pour téléphoner avec un portable il faut faire 7 km jusqu’à une colline où une antenne est en construction.

Jean-Louis, comme tous les enfants, a été berger avant d’aller à l’école à 7ans, il parlait le dialecte du village. Il a appris le français (langue officielle) à l’école.

Pour la génération de ses parents,   être berger comportait des risques : il y avait encore des fauves dangereux pour l’homme. Pour lui ce n’était plus le cas,  les hyènes n’attaquent pas l’homme.

Un programme de reforestation dans chaque village existe : à la saison des pluies  on plante des arbres, la devise est : « un village, un bosquet » (ce serait prétentieux de dire une forêt)

Il n’y a pas  de routes pour accéder à BOUKARGOU et, parfois il doit traverser les rivières en pirogue avec sa moto pour continuer la piste.

C’est la septième fois que Jean-Louis vient en Europe. La 1ère fois pour accompagner des jeunes aux JMJ avec Jean-Paul II en 1997, la deuxième fois en 2011 à Madrid  via Carcassonne avec Benoit XVI.

Comme me dit en souriant Jean-Louis, j’ai eu beaucoup de chance de naitre en Afrique conscient que les grandes familles sont moins fréquentes en Europe.

 

Nous avons apprécié sa capacité d’adaptation pour transmettre un message pastoral correspondant à notre culture tout en gardant ses racines et un attachement profond aux anciens et à sa cellule familiale.

Avec ses frères et sœurs ils se retrouvent 2  fois par an pour faire le point sur la famille. On prend le temps…

En nous quittant il va donc vivre un mois au village de BOUKARGOU avant d’assurer la rentrée au séminaire début octobre.

Merci Jean-Louis pour ce temps passé avec nous.

A. Massez