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Paroisse Saint-Bruno en vallée d'Arve Paroisse Saint-Bruno en vallée d'Arve

Bruno, le saint patron

Bruno le Chartreux, né à Cologne vers 1030, mort en 1101, est le fondateur de l'ordre des Chartreux. Il a été canonisé le 19 juillet 1514 par le pape Léon X.

Pourquoi St bruno en vallée d'Arve ?

 

Que chacun trouve dans sa vie, son travail, ses relations, ses études, du courage et du temps, quelques heures, quelques minutes pour venir au silence de la croix, pendant que le monde tourne…

La vie de saint Bruno                            

 Sculpture bois au Carmel du reposoir

Bruno serait né à Cologne, en Allemagne, d'une famille de haut rang dont le nom est inconnu, probablement un peu avant 1030. Il est d'abord chanoine dans sa ville natale qu'il quitte assez jeune pour continuer ses études à Reims, ville réputée à l'époque pour son école épiscopale. Pendant une trentaine d'années, Bruno demeure à Reims. En 1057, l'archevêque de Reims, Gervais de Belleme, lui confie en remplacement d'Hermann, la direction de l'école dont il avait été l'élève. Il y enseigne les arts libéraux et la théologie. Bruno exerce cette charge pendant 20 ans. Après sa mort en 1101, les titres funèbres recueillis par toute l'Europe font écho à la lettre circulaire rédigée par ses compagnons de Calabre, portée par un messager charger de diffuser la nouvelle. On lui attribue sagesse, douceur et science.

L'archevêque chassé

L'archevêque de Reims, Gervais, meurt en 1067 et est remplacé par un homme sans scrupules, Manassès de Gournay. Celui-ci est plus préoccupé par les biens matériels que par sa charge d'archevêque. Voulant avoir, malgré tout, l'estime du clergé, il nomme Bruno chancelier de la cathédrale et directeur de toutes les écoles de Reims. L'attitude de Manassès devient de plus en plus insupportable, à tel point qu'un concile réuni à Lyon en février 1080, prononce sa déposition. Cette sentence est confirmée par le pape Grégoire VII qui ordonne au clergé de Reims de chasser l'indigne archevêque et d'en élire un nouveau à sa place.

De nombreuses personnes pensent alors à l'intègre Bruno pour remplacer Manassès de Gournay sur le siège archiépiscopal de Reims. Mais celui-ci a d'autres projets en tête, ayant formé le dessein de se retirer dans la prière avec quelques amis. Il refuse donc le siège qui avait été naguère celui de saint Remi, met de l'ordre dans ses affaires et donne tous ses biens aux pauvres. En 1083, avec deux amis, il se rend en Bourgogne, où saint Robert de Molesmes lui ayant remit un ermitage, il s'y retire un moment. C'est là qu'il se sent attiré par une vie d'ermite propice à la recherche de Dieu.

 

Le fondateur de l'ermitage de Chartreuse

Saint Hugues de Châteauneuf, l'évêque de Grenoble, lui suggère de s'installer dans la solitude sauvage du Massif de la Chartreuse où il resta 6 ans.
Bientôt s'y élève un monastère dont les moines vivent isolés dans des demeures individuelles, y menant une existence austère et laborieuse, ne se réunissant que pour l'office. 
Ils n'ont pas l'intention de former un ordre.

 

En 1091, Bruno est appelé à Rome par le pape Urbain II, un de ses anciens élèves de Reims, qui sollicite ses conseils sur les réformes à entreprendre dans l'Église. Mais Bruno ne pense qu'à reprendre sa vie d'ermite. En 1092, il part en Calabre où il fonde d'autres ermitages et se retire dans l'un d'eux, Santa Maria del Bosco, secondé par son bras droit Lanuin et avec l'accord du comte Roger Ier de Sicile qui fait don de terres à la nouvelle fondation calabraise.
La rencontre miraculeuse de Roger en train de chasser et de Bruno en prière est une légende tardive. 
De même, le diplôme de fondation octroyé par Roger est un faux selon une majorité d'historiens. À l'ermitage de Sainte-Marie est bientôt associé un monastère de vie cénobitique.

Bruno meurt au monastère de Santo Stefano del Bosco neuf ans plus tard, le 6 octobre 1101.

Dès les dernières décennies du XIe siècle, l'ensemble du complexe monastique passe à l'ordre de Cîteaux, puis tombe en décadence. 
Il faut attendre le début du XVIe siècle pour que les chartreux viennent relever les lieux et fonder la chartreuse de Santo Stefano del Bosco. 
Avant cette date, le site de Calabre n'entretient aucun lien institutionnel avec les monastères brunoniens de Calabre.

 L'ordre cartusien s'est édifié à partir de son exemple et des Coutumes consignées par le prieur Guigues, quatrième successeur de Bruno à la Grande-Chartreuse, vers 1125.

Logo de l'ordre

Le but : la contemplation ... découvrir l'immensité de l'amour. (Statuts 35.1)
Le but exclusif de la voie cartusienne est la CONTEMPLATION: 
Par la puissance de l'Esprit, vivre aussi continuellement que possible dans la lumière de l'amour de Dieu pour nous, manifesté dans le Christ. 
Ceci suppose en nous la pureté du cœur, ou la charité: «Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.» (Mt 5.8)
La tradition monastique appelle aussi ce but la prière pure et continuelle.
Les fruits de la contemplation sont: la liberté, la paix, la joie. O Bonitas! Ô Bonté, tel était le cri d'allégresse qui jaillissait du cœur de Bruno. 
Mais l'unification du cœur et l'entrée dans le repos contemplatif supposent un long cheminement, que nos Statuts décrivent ainsi :
Qui persévère sans défaillance dans la cellule et se laisse enseigner par elle tend à faire de toute son existence une seule prière continuelle. Mais il ne peut entrer dans ce repos sans passer par l'épreuve d'un rude combat: ce sont les austérités auxquelles il s'applique comme un familier de la Croix, ou les visites du Seigneur, venu l'éprouver comme l'or dans le feu. ainsi, purifié par la patience, nourri et fortifié par la méditation assidue de l'Ecriture, introduit par la grâce du Saint Esprit dans les profondeurs de son cœur, il pourra désormais, non seulement servir Dieu, mais adhérer à lui. (Statuts 3.2)

Toute la vie monastique consiste donc dans cette marche vers le lieu du cœur et toutes les valeurs de notre vie sont orientées vers ce but. Elles aident le moine à unifier sa vie dans la charité et l'introduisent dans les profondeurs de son cœur. 
A vrai dire, ce n'est pas ce but qui nous distingue des autres moines contemplatifs (Cisterciens, Bénédictins...), mais le chemin emprunté, dont les caractéristiques essentielles sont :

  • la solitude
  • un certain dosage de vie solitaire et de vie communautaire
  • la liturgie cartusienne
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