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Paroisse Saint-Bruno en vallée d'Arve Paroisse Saint-Bruno en vallée d'Arve

La communauté de Nancy sur Cluses

Claude, Georges, Paulette, Gérard, Marcelle, Chantal, Lucienne et Juliette sont rassemblés ce matin pour nous parler de leur communauté. Nous les avions rencontrés un peu après la paroisse nouvelle. Que sont ils devenus ? Où en sont leurs interrogations et leurs avancées ? À travers leur expérience d’Église, nous voyons se profiler une manière d’être l’Église locale.

Ils sont toujours là !

Tant bien que mal, ils tentent de faire vivre leur communauté. Ils ont gardé un noyau qui s’organise pour que les messes soient animées, qu’il y ait des personnes pour ouvrir, fleurir l’église. Mais aussi pour chanter ou faire passer les infos de la paroisse. Chantal s’occupe des chants, Juliette s’occupe de la quête, Georges remonte les infos de la paroisse... Ils apprécient beaucoup les paroissiens qui montent à leur tour quand il y a une messe à Nancy. « c’est bien, on les fait participer » dit Georges

Ils ont dépassé  l’absence de messes dans leur communauté

Dans la répartition des taches, il y a même… Le covoiturage ! « ça c’est le rôle de Gérard ». C’est lui qui fait le chauffeur pour descendre à la messe en bas quand il n’y a pas d’eucharistie chez eux « j’aime bien aller à la messe, mais c’est surtout pour garder le contact avec d’autres personnes » nous confie t’il. Et Juliette de renchérir dans un éclat de rire : « ça va bien, il nous ramène sans problème ! » Ils vont où ça les arrange, à Marnaz, Cluses St Nicolas, Magland ou même Le Reposoir ou Thyez, « nous n’avons pas de préférence : si on entrait encore dans des considérations de ce genre on n’en sortirait plus ! » Même si c’est dit avec humour, c’est dit aussi avec beaucoup de maturité, et on voit bien que la communauté s’est adaptée à la nouvelle situation. Face aux fragilités, il leur arrive d’improviser si par exemple l’eucharistie n’a pas lieu comme prévu. « Les gens ont bien compris, on ne peut plus faire autrement »

Claude quant à lui, ne fait pas la démarche de descendre. « Je suis un peu perdu dans cette Eglise qui s’éloigne... je préfère retrouver le groupe sous une autre casquette, le groupe des anciens, tous les quinze jours. J’ai quand même la nostalgie de ce que faisait l’Eglise autrefois ». Heureusement, il y a la messe à la télé le dimanche matin, il aime bien ! « ça me positionne mais je me pose beaucoup de questions, la messe ne suffit pas ! »

Où est la jeunesse ? Que va-t-on devenir ?

On a des petits enfants qui tournent à peu près bien quand on voit les actualités !

Cette question est encore bien présente dans leur esprit. Ils ont connu un temps où l’Eglise en pleine action catholique était de toutes les fêtes, de tous les engagements. Et puis petit à petit, ils ont vu leurs enfants qui n’ont pas continué. Leurs petits enfants posent des questions parfois, mais très peu d’entre eux sont au caté. Paulette nous confie « moi je leur réponds quand ils posent des questions,  je voudrais tellement transmettre... » Paulette se souvient qu’elle a fait du caté dans le temps; « Je m’en suis vue avec les enfants dissipés mais c’était aussi un grand plaisir ». Aujourd’hui, la plupart des grands parents de la paroisse s’inquiètent du peu d’intérêt que leurs enfants ont à transmettre la Bonne Nouvelle... quand leurs enfants ne leur répondent pas que c’est des balivernes ! Chantal, philosophe dit avec sagesse « je respecte surtout qu’ils ont quand même gardé nos valeurs morales »

Quelqu’un renchérit « On a des petits enfants qui tournent à peu près bien quand on voit les actualités ! » 

Un jeune comme délégué au CPP : 
Tous se réjouissent d’avoir choisi Serge, leur nouveau délégué, pour la consultation. « Il est jeune, il est volontaire, nous n’avons pas hésité ».  C’est le moment de partager un bon café et des brioches cuisinées par Marie Claude. Comme quoi la convivialité ne s’apprend pas : elle se vit !

Nous sommes frères dans le Christ. C’est bien lui qui nous rassemble ! C’est bien notre foi qui fait que nous nous inquiétons pour la suite. Une chose est sure : cette foi n’est pas morte. L’Esprit saint trouvera d’autres portes d’entrée pour toucher les cœurs. Peu à peu la communauté prend conscience qu’ils pourraient se rassembler autour d’un texte d’Evangile, se prendre en main pour vivre leur foi et faire Eglise autrement…  La messe aura toujours lieu même s’il faut se déplacer. L’essentiel, c’est de trouver des lieux pour dire en qui nous croyons n’est-ce pas ?

Colette et Chantal