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Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie

Textes coups de coeur

"Dieu ne se gagne que par l'amour." (Sainte Thérèse d'Avila) -
"Lorsque nous cherchons Dieu, l'amour dit : par ici !" (Victor Hugo)
« Nous vendons seulement les semences »

Une femme se voyait en rêve parmi les plus fabuleux magasins de la métropole.
Toute surprise, elle découvrit Dieu lui-même derrière le comptoir le mieux fourni.
– Que vendez-vous donc ? lui demanda-t-elle.
– Tout ce que ton cœur désire, lui répondit Dieu.

Émerveillée, la femme se décida à requérir les plus précieux joyaux qu’un être humain peut se prendre à souhaiter :
– Je veux acheter la paix du cœur, l’amour, le bonheur, la sagesse et l’impunité contre toute crainte et toute angoisse.

Puis, en se reprenant, elle ajouta :
– Pas pour moi seulement, mais pour tous les hommes.

Dieu sourit alors et lui dit :
– Je crois que tu te trompes, mon amie, nous ne vendons pas les fruits, mais seulement les semences.

(P. de Mello)

Le poids de rien

« Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? » demanda la mésange charbonnière à la colombe.
– « Rien d’autre que rien », fut la réponse.

Et la mésange raconta alors à la colombe une histoire :
« J’étais sur la branche d’un sapin quand il se mit à neiger. Pas une tempête, non, juste comme un rêve, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je commençais à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais.
Il en tomba 3 751 952.
Lorsque le 3 751 953èm tomba – rien d’autre que rien, comme tu l’as dit – celle-ci cassa… »
Sur ce, la mésange s’envola.

La colombe, une autorité en matière de paix depuis l’époque d’un certain Noé, réfléchit un moment et se dit finalement :
« Peut-être ne manque-t-il qu'une personne pour que tout bascule et que le monde vive en 
paix ? »

Jean Vernette

La légende des canards

Un jour, une grave dispute s’éleva entre les canards de la ferme. Du coup, ils allèrent chacun s’installer dans leur petite mare à eux, pour barboter dans ce qui leur paraissait être le seul océan. Mais ils demeuraient quand même un peu tristes d’être séparés. Sortir de leur mare pour aller rejoindre celle des autres, il n’en était pas encore question ! Lorsqu’un jour la plus tomba, tomba sur la ferme, l’eau monta, monta dans chacune des petites mares. Jusqu’à ne plus faire qu’un seul grand lac où tous les petits canards enfin réunis barbotèrent de concert en éclaboussements joyeux, dans le bonheur des retrouvailles.

Ainsi, le jour où chaque communauté séparée aura suffisamment imploré la venue de l’Esprit, comme la pluie bienfaisante d’En Haut, les eaux monteront dans chaque Eglise. Et l’unité sera enfin retrouvée.

Un pasteur luthérien

La machinz à écrirz détraquéz

"Bizn quz sa machinz à zcrirz soit d’un modèlz déjà ancizn, zllz zst zncorz zn très bon état zt lui rzndrait d’zxczllznts szrviczs si, commz vous l’apzrczvzz, unz dzs touchzs n’était détraquéz.
Il zst zxact qu’il zn rzstz quarantz-six normalzs. Mais il suffit qu’unz touchz nz travaillz pas normalzmznt pour crézr czttz différznce avzc un ouvragz bizn zxécuté."

Elle a une seule lettre défectueuse : quand on tape le “e”, c’est le “z” qui sort ! Et voilà ce que cela donne avec une seule lettre défectueuse ! De même dans la “Communion des Saints”. Il suffit qu’une seule personne ne fonctionne pas bien, et on imagine le résultat.

Ainsi en est-il souvent dans la vie des hommes. Une ville, une association, un mouvement, c’est comme une machine à écrire. Si quelqu’un dit : « Qu’est-ce que cela peut bien faire que je ne fonctionne pas ? Je ne suis pas indispensable ! », alors, quel galimatias !

Mais si chacun tient bien sa place : quel beau texte ! Un sans-faute ! Les chrétiens disent alors : cette unité qui fait que chacun tient bien sa place et toute sa place, vient de plus loin que nous. Comme la sève qui fait gonfler les fruits de la vigne ne vient pas du seul sarment, mais du cep.

Jean Vernette