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Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie

Au jour le jour

Notre Dieu est un Dieu présent. Tel que tu es, il te prend.
Jette-toi en lui, tel que tu es. (Maître Eckhart)

 

Interrogation

Est-il possible qu’une terre soit humaine où des vivants meurent de faim, de solitude et de manque d’amour ?
Est-il possible qu’une terre soit humaine où des vivants disparaissent, sans un cri, du milieu de leurs frères parce qu’ils n’ont pas eu la part quotidienne de pain, de présence et d’amour ?
Est-il possible qu’une terre soit humaine où des vivants tombent en poussière parce que leur bouche est trop sèche pour appeler à l’aide et l’être trop vide pour pousser la longue plainte de la détresse dernière ?
Est-il possible qu’une terre soit humaine où des vivants regardent leurs frères s’en aller à la faim sans courir vers eux et se partager pour eux comme du pain ?

Charles Singer

Pourquoi prier ? Comment prier ?

À une époque d’intense soif spirituelle, la prière est d’une importance décisive. Mais il faut en redécouvrir la fraîcheur et la vraie nature, en la plaçant dans la tradition de la Révélation biblique.
Le croyant n’est pas celui qui se contente de dire ses prières tous les jours comme si c’était un devoir, mais celui qui accueille l’amour gratuit de Dieu. C'est à partir de cette expérience, aussi décisive que mystérieuse, qu’il acquiert la conviction sur laquelle il pourra fonder sa foi et sa prière : la certitude qui le conduit à se tourner vers Dieu comme "Abba, Père" qui l’aime. Sa prière sera donc une réponse à cet amour, capable d’une vie totalement donnée à Dieu et aux hommes, enracinée dans cet amour reçu.
La prière conduit à l’amour ; c’est pour cela que nous ne devons jamais nous lasser de demander au Seigneur : "Enseigne-nous à prier", jusqu’au jour où il ne fera découvrir sa face et où nous serons jugés sur l’amour que nous aurons été en mesure de recevoir et donner.

Enzo Bianchi

64ème journée mondiale des lépreux

Seigneur, tu es venu, tu m'as tout demandé et je t'ai tout donné.
J'aimais la lecture et maintenant je suis aveugle.
J'aimais courir dans les bois et maintenant mes jambes sont paralysées.
J'aimais cueillir les fleurs au soleil du printemps et je n'ai plus de mains.
Parce que je suis femme, j'aimais regarder la beauté de mes cheveux, la finesse de mes doigts, la grâce de mon corps : à présent, je suis presque chauve et à la place de mes beaux doigts fins, il ne me reste plus que des morceaux de bois rigides.

Regarde, Seigneur, comme mon corps gracieux est abîmé.
Mais je ne me révolte pas. Je te rends grâce. Toute l'Eternité je te dirai MERCI car si je meurs cette nuit, je sais que ma vie a été merveilleusement bien remplie.
En vivant l'Amour, j'ai été comblée bien au-delà de ce que mon coeur désirait, O mon Père.
Comme tu as été bon pour ta petite Véronique et ce soir, O mon Amour, je te prie pour les lépreux du monde entier.

Je te prie surtout pour ceux que la lèpre morale abat, détruit, mutile et terrasse. Ceux-là surtout, je les aime, et je m'offre en silence pour eux, car ils sont mes frères et soeurs.
O mon Amour, je te donne ma lèpre physique pour qu'ils ne connaissent plus le dégoût, l'amertume et la froideur de leur lèpre morale.

Je suis ta petite fille, O mon Père, conduis-moi par la main, comme une maman conduit son bébé.
Presse-moi sur ton coeur comme un Père.
Plonge-moi dans l'abîme de ton coeur et que j'y demeure avec tous ceux que j'aime durant toute l'Eternité.

Soeur Véronique, atteinte par la lèpre

Prier pour la paix

Les enfants de Syrie appellent le monde à prier pour la paix. Des centaines d’enfants syriens se sont rassemblés ce mercredi 1er juin 2016 pour prier. A l’occasion de la journée internationale de l’enfant, célébrée, ce jour. Les Patriarches de Syrie lancent un appel aux chrétiens du monde entier à se joindre à leur prière. Un appel envoyé spécifiquement aux plus petits, appelés eux aussi à prendre conscience des souffrances de leurs frères syriens.

La paix est un travail

La paix aurait pu être une fleur sauvage
de ces fleurs des champs
que nul ne sait ni ne moissonne.

La paix aurait pu être de ces fleurs des prés
que l’on trouve toutes faites
un beau matin au bord d’un chemin,
au bord d’un arbre ou au détour d’un ruisseau.

Il aurait suffi de ramasser la paix
comme on ramasse les champignons
ou comme on cueille la bruyère
ou la grande marguerite.

Au contraire,
la paix est un travail,
c’est une tâche.
Il faut faire la paix
comme on fait du blé.

Il faut faire la paix
comme il faut des années
pour faire une rose
et des siècles pour faire une vigne.

La paix n’existe pas à l’état sauvage :
il n’y a de paix qu’à visage humain…

Jean Debruynne

Le bonheur…

« Votre bonheur n’a pas de prix et ne se commercialise pas » a rappelé le Pape dans la matinée du dimanche 24 avril place Saint Pierre. Le Pape François a relancé la consigne de l’amour chrétien : pas celui qui est « dans les nuages » ou de « roman feuilleton » a-t-il expliqué, mais l’amour « concret » que Jésus enseigne. Un amour, a-t-il souligné, « qui n’est pas facile, exigeant », qui « demande des efforts », mais qui, à la fin « rend heureux ».  Pour le Pape, aimer veut surtout dire, donner « pas seulement quelque chose de matériel, mais quelque chose de soi-même : son propre temps, sa propre amitié ». Il s’agit, en somme, « d’aimer sans être possessif », en laissant les autres libres et en témoignant en première personne de « la liberté de pouvoir choisir le bien ». Un engagement à vivre à travers « des choix courageux et forts » qui refusent la « médiocrité » et incitent à la « responsabilité ».

Heureux

Question : Êtes-vous heureux de croire ?
Avez-vous du plaisir à être chrétien ?

Pourquoi voit-on vos sourcils constamment froncés sur les problèmes du monde ? Pourquoi ne parlez-vous que de luttes, d’engagements, de crises ? Pourquoi n’êtes-vous pas plus décontractés ? L’Évangile ne vous fait pas rire ? Et s’il y avait une simple joie de croire ? Évidemment pas la bête niaiserie qui pose un sourire béat sur les lèvres parce qu’on est aveugle aux réalités de l’existence ! Mais la joie de celui qui court, s’écorchant sur les tessons et les sillons secs afin de parvenir à l’arbre verdoyant déployé là-bas au bord de l’eau limpide et qui tire les autres par la main et le cœur en leur disant : « Venez ! On va vers la source ! »

Ça ne vous rend pas heureux d’être frères et sœurs par le sang de Jésus le Christ ? Ça ne vous fait pas plaisir d’être liés à Dieu qui entretient avec vous des relations de paternité ?

Charles Singer