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Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie Paroisse Sainte-Anne d'Arly - Montjoie

Chapelle Ste Anne à Megève

2014-8 décembre : jour de fête pour la communauté de Megève/Demi-Quartier ; la chapelle Ste Anne retrouve son caractère cultuel...
8 décembre 2014 – Réhabilitation de la chapelle Sainte Anne à Megève

 

18 heures – Ils sont venus nombreux, de Megève et des localités voisines, pour assister à cet événement.

La messe est précédée d’explications sur la démarche de réhabilitation. C’est devant un autel dépouillé que le père Didier nous rappelle, en nous lisant le texte de monseigneur Boivineau, que cette chapelle, désaffectée pendant de longues années, retrouve aujourd’hui sa fonction première.
L’assemblée, nombreuse et priante, s’est donc retrouvée dans la chapelle en ce jour de grande fête de l’Immaculée Conception.

L’assemblée, nombreuse et priante, s’est donc retrouvée dans la chapelle en ce jour de grande fête de l’Immaculée Conception.

Après la lecture des épîtres et de l’évangile vient l’homélie. Il nous est rappelé que le culte marial n’est pas facultatif dans la religion catholique, mais essentiel. Le Christ sur la croix n’a-t-il pas recommandé sa mère à Jean ?

 

L’office se poursuit par le rappel de la consécration de l’édifice : en silence, l’onction est faite sur la pierre d’autel avec les huiles sacrées ; bénédiction et encensement de l’autel, du tabernacle, de la statue de la descente de la Croix, du Christ en Croix.

 

 

 

Ensuite, la nappe, les linges liturgiques et les objets nécessaires à la célébration de l’Eucharistie sont posés sur l'autel. La messe se déroule dans une émouvante ferveur.

 

 

A la fin de la messe, le père Didier prépare l’ostensoir. Jusqu’à minuit, les fidèles se relayeront pour prier et se recueillir dans cette chapelle dédiée à la mère de Marie. Nous avons vécu un temps fort de la vie de la paroisse.

 

La chapelle Sainte Anne ou Chapelle des Pénitents

 

 

Dans le bourg de Megève, à droite de l’église, la chapelle était le lieu de réunion des “Pénitents du Saint-Sacrement”, d’où son autre appellation.   

Elle date de la fin du 16e siècle puisqu’elle est mentionnée en 1517, lors d’une visite épiscopale. Son fondateur était François de Compeys, seigneur de Gruffy.

 

 

Dans l’incendie de 1728, la chapelle subit d’importants dommages, mais elle fut réparée grâce à Jean-Baptiste Périnet dont la générosité est reconnue par cette inscription sur la façade : « Ex dono pietate J.B. Perinet megevensis et in Austria civis Viennensis. 1734 ». (Par la générosité et la piété de J.B. Périnet de Megève et en Autriche citoyen de Vienne)

Placée en façade, la plaque porte la mention : J.B. Périnet  

 

Saints vénérés dans la chapelle

Au 17ème siècle, la chapelle est le siège de deux confréries : l’une d’elle est connue sous le vocable des saintes Anne et Catherine ; l’autre, sous celui des saints Blaise et Loup. Chacune d’elle est dirigée par le prieur de Megève et, respectivement, par Mrs N. et Philippe Losserand.  

Sainte Anne
Mère de la Vierge Marie et épouse de Joachim. La dévotion à Marie rejaillit sur sa mère, dont on implore l’intervention auprès de sa fille, elle-même intermédiaire auprès du Seigneur.
Elle est dispensatrice de la pluie ou de la sécheresse et protège les chalets contre les avalanches.
Fête le 26 juillet (calendriers 1693 – 1823 – 1988).
Fête le 28 juillet (cal. 1738) 

Sainte Catherine
Fille du roi Costos, à Alexandrie. Très instruite dans les sciences les plus élevées, elle refuse de sacrifier aux dieux. Elle confond, par son érudition, les rhéteurs païens que l’empereur Maxence avait convoqués pour détruire l’argumentation de la jeune chrétienne. L’empereur Maxence lui offre la place d’impératrice. Sur son refus, il la fait torturer et finalement décapiter. Son corps est transporté au Sinaï par les Anges.
Elle est la patronne des philosophes.
Fête le 25 novembre (calendriers 1250 – 1693 – 1738 – 1823 – 1988) 

Saint Blaise
Au IVe siècle, il est élu évêque de Sébaste en Cappadoce, par les chrétiens du lieu. Il fuit les persécutions de Dioclétien et se fait ermite dans une caverne. Il est nourri par les oiseaux dont il guérit les maladies. Repéré par les hommes du gouverneur, il est arrêté, refuse d’abjurer Dieu. Il est alors dépecé à l’aide d’un peigne de fer avant d’être décapité.
Au nombre de ses miracles, la guérison des enfants souffrant de la gorge. Il est aussi invoqué pour la protection des oiseaux et des animaux.
Fête le 3 février (calendriers 1250 – 1693 – 1738 – 1823 – 1988) 

Saint Loup (ou Leu)
Né à Toul en 383, mort à Troyes en 478, il est de naissance royale ; il épouse une sœur de saint Hilaire d’Arles. Six ans plus tard, ils se séparent d’un commun accord. Moine à l’abbaye de Lérins, il est évêque de Troyes en 426, puis va en Angleterre avec saint Germain d’Auxerre combattre le pélagianisme du moine Pélage (négation du péché originel).
Face à Attila, saint Loup réussit à épargner du pillage la ville de Troyes. Cependant, pris en otage par le roi des Huns, il convient à convaincre le Barbare qui le libère tout en se recommandant à ses prières.
Fête locale le 29 juillet (cal. 1988) ; 3 septembre (cal. 1738) ; 30 juillet (cal. 1823).

Il existe treize saints du même nom dont l’un, évêque de Sens, est mort en 623 (fête le 1er septembre (cal. 1250 – 1738).

Le bâtiment
La chapelle a abrité une « école de latin » en 1715, grâce à la générosité du général Muffat de St Amour. A la Révolution, cette école suspend son enseignement.

Le curé Martin rouvre ce « collège » vers 1830-1840.
L’abbé Baud, vicaire régent y enseigne le latin.
De nombreux prêtres de Megève, l’abbé Ulysse Ligeon, M. Allard -grand-père d’un de nos conseillers- l’ont fréquentée. [2ème trimestre 1979].

Avec l’établissement de l’école obligatoire, puis avec les guerres, elle est peu à peu désaffectée. Avant 1939, elle servait de salle de réunion.

Stèle de l’abbé Baud, enterré à Megève

 

En 1952, le retable, comportant une grande toile de fond avec Sainte Anne, est transféré au grand séminaire d’Annecy. Retrouvée en bribes [1977], elle n’a pu être récupérée.
Ce bâtiment, désaffecté par décret du 6 août 1954, devient salle de sports. En 1976, la remise en état est envisagée : le crépi est enlevé, laissant apparaître les pierres.
A la fin de l’année 1989, après restauration, le clocher apparaît dans toute sa splendeur avec sa couverture de cuivre. Il fait l’admiration des passants.  

Au début des années 1980, la chapelle est décorée par deux tableaux du peintre Bimon. Ils représentent : l’un, Ste Anne, et l’autre, la résurrection de Lazare. Des vitraux en dalles de verre habillent les fenêtres. 

                                    

Vers 2005, les tableaux ont été enlevés et remplacés par une icône au chœur de la chapelle.

Très imposante, elle représente un Christ en majesté, entouré du « tétramorphe ». Les « quatre êtres vivants » dont parlent le prophète Ezéchiel et l’Apocalypse, sont l’emblème des quatre évangélistes : le lion pour Marc, le taureau pour Luc, l'homme pour Matthieu et l'aigle pour Jean.

Dans cette chapelle, on peut voir également un grand crucifix et une statue en bois de la descente de la Croix.

  

 

Jacques Socquet-Clerc
Sources : Archives paroissiales - Dr Charles Socquet