Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Catholiques 74 Catholiques 74

Assez haut, l’engagement...

Action catholique ouvrière. Peut-on laisser la vie aller comme ça ? Comment être acteurs dans la vie d’aujourd’hui ? » :
une double question posée par l’ACO, au cours d’une soirée à la salle paroissiale des Bressis, le 28 novembre dernier.


Question quelque peu dérangeante pour les défaitistes que nous sommes tous quelque part ! Peut-on vraiment changer les choses ? Nous avons tendance à oublier la Bonne nouvelle annoncée par Jésus, paralysés que nous sommes par notre manque de confiance, nos peurs de ne pas savoir, d’être dépassés par ce monde qui semble réservé aux spécialistes de la
finance, de l’informatique, de la politique… 
Cette soirée a débuté par un rappel de notre histoire (1), celle pas si lointaine, juste après la Seconde Guerre mondiale, à travers un récit, celui d’une initiative collective pour faire face à la pauvreté : l’achat d’une machine à laver, qui passait de maison en maison…
À la suite de ce récit, quelques paroles de syndiqués résumaient ainsi leur vie militante : « formation, confiance en soi, ouverture au monde » ; mais également : « une vie familiale un peu sacrifiée, on n’a pas vu grandir les enfants… ».
Rappel aussi de notre histoire actuelle (2), celle des effets de la mondialisation sur une entreprise locale, et les réactions de jeunes ouvriers fiers de leur travail, de leur usine, de leur région, etqui entendent bien être encore acteurs de leur avenir.

Ensuite, le témoignage d’une mère de famille(3) sur l’origine de ses engagements personnels (du scoutisme au syndicalisme, en passant par l’association de parents d’élèves), qui nous a rappelé une vertu évangélique : « la patience, fil
conducteur de toute vie militante, surtout quand on est à contre-courant ».
Enfin, des partages dans lesquels des jeunes ont exprimé le désir d’être respectés : « Sans davantage de respect, le monde du travail, c’est de l’esclavagisme » ; « Pour un jeune sans CDI, pas de logement possible, la formation en alternance n’est pas prise au sérieux ». Des moins jeunes se sont mis à leur écoute : « Il faut partir de ce que vivent les jeunes, l’engagement sportif par exemple, qui permet d’entrer dans la vie de ces jeunes ». Et des paroles pleines d’espérance : « Je travaille comme infirmière avec des personnes de neuf nationalités différentes et cela sans problème… »
Difficile de résumer toute cette soirée en quelques lignes. Sinon pour dire que, quelle que soit la source de notre engagement – « Je n’ai jamais aimé l’injustice » ; « C’est toujours pour répondre à l’appel de quelqu’un » – celui-ci permet d’être relié aux autres, de leur manifester une attention, seule attitude capable de construire un monde plus humain, plus chrétien.

Marie-Françoise Besombes

Février 2016