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La fin des armes à sous-munitions

Mgr Ivan Jurkovič, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies à Genève a lancé un appel à la fin de l’utilisation des armes à sous-munitions le 5 septembre. L’archevêque slovène a tenu un discours à la tribune lors de la septième rencontre des Etats parties de la Convention contre les armes à sous-munitions, dite Convention d’Oslo signée à ce jour par 119 pays.

 

... De nombreux pays tels que la Chine, la Russie, les Etats-Unis, l’Inde, Israël, le Pakistan et le Brésil refusent toujours de signer ce traité international entré en vigueur en 2010.

Lors de cette conférence qui s'est tenue du 4 au 6 septembre 2017 au Palais des Nations, le siège de l'Office des Nations Unies à Genève, le prélat a appelé tous les Etats non-signataires de la Convention «à envisager de rejoindre les efforts globaux et considérer le but commun dans la construction, ensemble, d’un monde plus humain, sûr et coopératif».

Les civils, premières victimes

L’observateur permanent du Saint-Siège a conclu sa déclaration en invitant à redoubler d’efforts et à poursuivre l’engagement pour soutenir l’universalisation and l’application complète de la Convention contre les armes à sous-munitions. Il souligne que ces armes continuent de présenter une sérieuse menace à la sécurité des civils, des non-combattants, en particuliers des enfants, parfois même des années après la fin des conflits dans lesquels elles ont été utilisées. Environ 40% de ces armes n’explosent pas à l’impact et «deviennent alors aussi dangereuses que des mines antipersonnel et rendent des zones entières inhabitables» selon l’ONU.

Selon le dernier rapport des Nations-Unies, le 1er septembre 2017, le nombre de victimes civiles des armes à sous-munitions «a plus que doublé entre 2015 et 2016», notamment sur les terrains syriens et yéménites. L'utilisation de ces armes a causé 971 victimes en 2016, contre 419 en 2015. Environ 98% du total des personnes touchées sont des civils.

Source : Radio Vatican

Une arme à sous-munitions, également appelée bombe à sous-munitions (BASM), ou roquette à sous-munitions, est un conteneur transportant de nombreux autres projectiles explosifs, de taille plus réduite, dites « sous-munitions ». Cette munition « anti-matériel » ou « anti-personnel » permet de traiter des surfaces étendues en demandant moins de munitions que les munitions classiques.