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La joie s’invite dans les urnes

Nos hommes politiques seraient-ils tristes ? Interrogés dans le cadre de la deuxième vague du baromètre RCF « Les Français et la joie »* et à un mois de l’élection présidentielle, une très grande majorité de Français (88% exactement) les juge, en tout cas, « pas joyeux » (dont 46% « pas joyeux du tout ») ! Pour autant, ils sont 62% à attendre de leurs responsables politiques qu’ils incarnent la joie.

En 2017, la joie s’invite dans les urnes

 

L’homme (ou la femme) providentiel(le) : les Français y croient encore 

À l’heure où l’on parle de défiance à leur égard, nos politiciens suscitent pourtant de nombreuses attentes, même s’ils n’inspirent pas franchement la joie. Ainsi, 79% des Français estiment que le Président de la République a le pouvoir d’agir pour « donner de l’espoir». Ils sont même 84% à considérer qu’« améliorer le  moral des Français » doit être un enjeu important pour lui. 

 « Ce paradoxe n’en est pas vraiment un si l’on prend en compte une constante du peuple français, héritée de son histoire : les Français aiment critiquer, voire se plaindre, mais cela ne signifie pas forcément un désamour profond de l’objet critiqué. D’une certaine manière : « qui aime bien châtie bien ». Comme dit précédemment, il reste chez les Français une croyance en la politique et en ses grands hommes. Une question se pose toutefois : jusqu’à quand ? Les affaires s’ajoutant aux affaires ne finiront-elles pas par avoir raison de ce qu’il reste de foi en l’Etat ? » Charles Pépin, Philosophe

Les Français, la joie, ils connaissent !

Les Français n’ont pas attendu celui ou celle qui leur redonnera confiance dans l’avenir pour se sentir joyeux ! Plus de 8 sur 10 l’affirment en effet, soit une progression de 4 points par rapport à l’an dernier. Un chiffre qui monte même à 89% pour les chrétiens pratiquants**. En revanche même s’ils s’estiment joyeux, 83% des Français continuent de considérer que leurs concitoyens, eux, ne le sont pas vraiment. Un sentiment peut-être entretenu par les médias, dont 73% des répondants estiment qu’ils ne font pas une place suffisante à la joie dans leurs contenus.

« Ce fait n’est pas surprenant. La joie est souvent une réponse à l’adversité de l’existence ou à la violence du monde. C’est une ressource que nous avons en nous, et que nous allons chercher lorsque la vie est dure, lorsque nous traversons des périodes historiques violentes. Lorsque la vie s’écoule comme « un long fleuve tranquille », nous risquons de ne pas savoir que nous avons en nous cette ressource de joie. La joie est alors à la fois une force d’acceptation et une force de combat. Chaque fois que nous éprouvons de la joie, en regardant nos enfants rire ou en contemplant la beauté d’un paysage, nous nous remplissons de force pour lutter contre la haine, la bêtise, le fanatisme... La joie est cela même que les fanatiques ne connaissent pas. Elle peut donc être vue comme notre réponse à leur haine. Ils ne supportent pas notre monde. Par notre joie, nous leur répondons que nous aimons ce monde et, au fond, que nous sommes capables de continuer à l’aimer malgré le mal qu’ils lui font. Les terroristes nous agressent par leur haine et leur bêtise, nous les agressons par notre joie de vivre. C’est ainsi que nous pouvons interpréter cette montée du sentiment de joie en région PACA, touchée par l’attentat de Nice. « Je suis contre les femmes, tout contre », dit joliment Sacha Guitry. La joie est « contre l’adversité, tout contre. »» Charles Pépin, Philosophe

La famille, véritable socle de la joie 

Pour 75% des Français, la famille demeure la première source de joie (+3 points VS 2016), suivie de la vie sociale, puis amoureuse. À noter que, pour un tiers des chrétiens pratiquants, l’engagement spirituel arrive en 3e position de ce classement. Et, pour trouver des raisons de se réjouir, les Français se tournent volontiers vers l’entraide et la solidarité. Ainsi, nombre d’entre eux ont déjà ressenti de la joie en s’occupant d’un proche en difficulté (70%), en faisant un don à une association (55%) ou en donnant de l’argent à un sans-abri (49%).

Thomas Pesquet fait son entrée dans le classement des personnalités joyeuses 

Pour la deuxième année consécutive, Omar Sy (33% de répondants) se place en tête des personnalités publiques les plus joyeuses. Les chrétiens pratiquants lui préfèrent toutefois le Pape François et placent même l’astronaute Thomas Pesquet, inconnu il y a encore un an, en 3e position de leur palmarès. Preuve, s’il en fallait une, que la joie est une valeur universelle, voire intersidérale !

*Enquête CSA réalisée en ligne du 12 au 24 janvier 2017 auprès d’un échantillon représentatif de 2 010 Français âgés de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP de l’individu après stratification par région et catégorie d’agglomération.

** Cette catégorie de la population correspond aux individus s’étant déclarés catholiques, protestants ou orthodoxes et précisant également se rendre au moins une fois par mois à un office religieux.