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Egypte

Le pape François, au Vatican, le 30 juin 2016. © Gregorio Borgia/AP/SIPA

Le pape François se rendra en Egypte, au Caire, les 28 et 29 avril 2017. Une occasion de fortifier les relations fraternelles avec les orthodoxes, de rendre hommage aux martyrs, et de promouvoir le dialogue avec l’islam sunnite du Caire qui condamne le terrorisme et le fanatisme religieux.

Le pape répond ainsi aux invitations du président de la République, Abdel Fattah al-Sissi, des évêques catholiques, du « pape » copte orthodoxe Tawadros II et du grand imam de l’université al-Azhar, Ahmed Mohamed al-Tayeb. En quelque sorte, le pape rend leurs visites au patriarche et à l’imam. Mais pas seulement.

Fortifier dans la foi la communauté catholique

Un des enjeux du voyage est certainement de fortifier la petite communauté catholique qui se perçoit parfois comme des citoyens de « seconde classe ». Les coptes catholiques étaient environ 210 000 en l’an 2000, les protestants 200 000 et les coptes orthodoxes environ 6,5 millions. On estime que les chrétiens (11 confessions et rites réunis) représenteraient aujourd’hui 11% de la population du pays qui compte plus de 90 millions d’habitants. (...)

Dialogue avec l’islam sunnite

Un autre enjeu du voyage c’est le dialogue avec l’islam sunnite dont al-Azhar est considéré comme la plus haute autorité. Les échanges entre le Saint-Siège et al-Azhar s’étaient interrompus après l’attentat contre la cathédrale copte d’Alexandrie, qui a fait 21 morts le 1er janvier 2011: Benoît XVI avait souligné la nécessité de protéger les chrétiens en Égypte et au Moyen-Orient, dans une déclaration que l’institution égyptienne avait considérée comme une ingérence occidentale indue.

Après ce temps de froid, le dialogue a repris et s’est poursuivi avec al-Azhar, notamment grâce aux efforts du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et son président, le cardinal français Jean-Louis Tauran.

L’imam s’est lui-même rendu au Vatican, le 23 mai 2016, condamnant le terrorisme et joignant le geste à la parole en se rendant le lendemain, à Paris, devant le Bataclan pour déposer des fleurs, condamner le terrorisme et le fanatisme religieux et prier pour la paix. Le 27 octobre 2016, une délégation de al-Azhar s’est rendue en Normandie, à Saint-Etienne du Rouvray, sur les pas du père Jacques Hamel, pour dire « non » au terrorisme. Ce sera l’un des messages du voyage du pape.

L’Osservatore Romano a souligné pour sa part et encouragé le développement du dialogue entre coptes orthodoxes et musulmans, par exemple sur le thème de l’éducation.

Source : Zenith, totalité de cet article à retrouver ici